Claude Lalanne

(1925-2019)

Claude Lalanne, naît en 1925. Elle étudia l’architecture à l’Ecole des Beaux-Arts et à l’Ecole des Arts Décoratifs de Paris et c’est en 1952, dans une exposition qu’elle rencontre celui qui deviendra son mari, François Xavier Lalanne.

Elle va alors devenir son âme sœur et sa compagne de création tout au long de leur vie commune.

Pour le public, mais également pour les collectionneurs, ils sont in- dissociables dans leur création. Toute leur vie durant, ils ont exposé ensemble, partageant l’idée de donner à leurs sculptures directe- ment issues de la nature et de la faune animalière, un usage ou une fonction.

Cependant, Claude apporte une touche personnelle par sa poésie libre et sans contrainte, son esprit ornemental, la puissance de son imagination. Elle utilise fréquemment des techniques liées à l’empreinte, au moulage et à la galvanoplastie qu’elle découvre à la fin des années 50 avec l’artiste James Metcalf.

Tout au long de sa création, elle s’applique à combiner sa quête d’esthétisme naturel au design pratique aussi bien pour les sculptures que pour les meubles et les bijoux. Elle s’intéresse davantage aux fleurs et aux plantes, là où son mari est plus sensible aux animaux. Leurs œuvres souvent hybrides, d’une poésie frisant parfois le sur- réalisme,

étonnent et surprennent. Leur dimension familière, les techniques et les matériaux employés confèrent à leurs sculptures une touche d’humour et d’espièglerie qui contribuent à la reconnaissance de leur qualité artistique et au succès du couple sur la scène interna- tionale.

Parmi les premiers collectionneurs des œuvres de Claude et de François Xavier, on note aussi bien des amateurs d’art éclairés comme les Rothschild ou les Noailles, ou que des créateurs comme Yves Saint Laurent. De Claude, Yves Saint Laurent dira qu’elle avait « su réunir dans la même exigence l’artisanat et la poésie. Ses belles mains de sculpteur semblent écarter les brumes du mystère pour atteindre les rivages de l’art. ».

Elle réalise en 2018 sa première exposition personnelle avant de s’éteindre l’année suivante non sans avoir travaillé jusqu’à la fin de sa vie, parvenant même à achever un projet d’escalier monumental entrepris pour l’un de ses plus fervents collectionneurs.

Ses créations vendues :