Georges Jouve
Né en 1910 dans une famille de décorateurs, il entre à l’école Boulle d’où lui vient le surnom d’Apollon. En effet, un professeur de l’école avait déclarer « vous êtes tous des fils d’Apollon ». De fait, le surnom lui est resté par ses camarades de classe qui l’appelait ainsi. Il fut diplômé en 1930 et suit alors la formation de l’académie Julian et de l’académie de la Grande Chaumière avant de commencer une carrière en tant que décorateur de théâtre et de décorateur pour des particuliers. Sa carrière s’arrête en raison de la Seconde Guerre Mondiale où il s’évade en 1943 et se réfugie à Nyons avec son épouse Jacqueline.
Le passage à la céramique atteste d’un retour à la terre et aux traditions très marqués dans les arts populaires et aussi par la tradition des santons de Dieulefit où il a recours au service de Jacques Courtier pour la cuisson de ses pièces. C’est aussi à ce moment qu’il commence à envoyer des pièces à Paris notamment au Salon de l’imagerie de 1944 où il est remarqué par Jacques Adnet qui présente certaines œuvres au sein de la Compagnie des arts français.
A la fin de la guerre, il revient à Paris et installe son atelier rue de la Tombe-Issoire où des artistes céramistes comme Guidette Carbonell ou Jacques Pouchol le reconnaissent comme un maître. D’ailleurs, il sera très présent au sein de différentes expositions de l’Action artistique française notamment celle de Rio en 1946, Barcelone en 1947, Milan et Helsinki en 1948, Le Caire, Toronto, Montréal, Lisbonne en 1949, Rome en 1950, Ostende en 1959, Munich en 1960 ou encore Washington en 1961. Il participe aussi aux différents salons des artistes décorateurs et des salons des métiers d’art. ses œuvres sont aussi régulièrement présentés dans les décors magazines de décoration de l’époque.
A partir de 1954, il part s’installer au Pigonnet à Aix-en-Provence où il mourra des conséquences de son exposition au plomb utilisé dans ses glaçures en 1964.
Différentes galeries vont lui rendre hommage et notamment la galerie Demeure-Rive gauche et la galerie Steph Simon en 1964 ou l’exposition à la Euröpaische Keramik seit 1950 au Museum für Kunst und Gewerbe de Hambourg en 1979 ou la galerie Jousse-Seguin qui lui rend une très importante rétrospective et montrant plus de 200 pièces en 1995.

